Hervé de Donzy, comte de Nevers

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P. Fay, 1868 - 84 pages
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Page 16 - Le bruit de sa mauvaise conduite s'étant de nouveau répandu, le légat lui fit sommation de venir abjurer son hérésie. Sur son refus, un concile fut convoqué à Paris, et Evrard y fut traduit devant les prélats du royaume. Convaincu d'hérésie, d'après les nombreux témoignages déposés contre lui, principalement par l'évêque d'Auxerre, la sentence de condamnation le livra au bras séculier. On lui donna quelques jours pour rendre compte à son suzerain de l'administration qui lui avait...
Page 23 - Jamais ces malheureux' capitalistes ne pouvaient vivre' en tranquillité ; tantôt c'étaient des faveurs, tantôt des violences et des injustices, selon le besoin du moment. Le pape ne cessait de protester contre les abus de tout genre dont les juifs se rendaient coupables. Le roi de France, de son côté, avait rendu plusieurs ordonnances à leur sujet, dans un intervalle de temps fort court. Les seigneurs faisaient aussi fréquemment des accords entre eux relativement aux juifs qui se trouvaient...
Page 8 - Pierre aura , sa vie durant , les terres que le roi lui assi» gnera prochainement, lesquelles après sa mort feront retour » à nous , à notre épouse et à nos enfants. Pour le rachat du » comté nous donnons au roi, moi et mon frère Renaud, » Gyen et toute sa châtellenie. Et si notre épouse vient à » mourir sans enfants , la châtellenie de Gyen reviendra à. » nous ou à nos héritiers , moyennant trois mille marcs d'aria gent de la monnaie de Troyes.
Page 9 - Le langage de Hervé était clair, ses intentions étaient librement et nettement exprimées ; on y reconnaît la fierté du baron alliée à la fidélité et à la soumission la plus complète envers le roi. Ce document est d'autant plus .précieux qu'il trace un tableau exact des exigences des feudataires envers leur suzerain. En premier lieu, le droit qu'avait le roi de marier les filles (devenues ses pupilles), droit fort important, qu'il ne négligeait jamais ; Le rachat ou payement exigé par...
Page 27 - ... diocèse, et son indigne conduite lui attira les plus sévères reproches du pape dans une lettre qu'il lui adressa en 1203 (3). Plus tard l'évêque s'engagea dans une nouvelle lutte, sûr cette fois de triompher ; il prétendit avoir droit à l'hommage des châteaux de Mailly et de Bitry , pour lesquels Pierre de Courtenay prêtait hommage à la comtesse de Champagne. Par suite de ce débat, Pierre écrivit une lettre au pape Innocent III, dans laquelle il croyait prouver clairement que les...
Page 31 - ... possédait Rougemont, avec la permission de les fortifier et avec la promesse de ne pas retenir ses hommes sur les terres dont il était question dans l'échange. En passant à Maërs (3) le comte reçut l'hommage manuel du seigneur de Ravières, pour son château de Ravières, et lui donna en augment de fief plusieurs portions de terre à Asnières et à Nuits, ainsi que 100 livres de Provins (4). Les trois actes précédents se passèrent dans le courant de l'année 1210. Nous retrouvons encore...
Page 7 - ... présence d'un de ses pairs, il sentait son pouvoir trop faible, et se tournait aussitôt vers celui que tous reconnaissaient comme leur souverain arbitre : le roi de France. Hervé se hâta d'aller trouver le roi, à Paris, et sut si bien gagner sa confiance et sa protection, que malgré la honte qu'il venait d'infliger à un prince du sang, ce qui aurait dû au moins froisser Philippe- Auguste, il sortit triomphant de son entrevue. Au mois d'octobre, les conditions étaient arrêtées. Hervé,...
Page 66 - I"- p. 162. qui se faisaient l'organe des malheureux fidèles de la TerreSainte, multipliaient leurs exhortations, ne se laissant rebuter ni par la lenteur des affaires, ni par la nonchalance des esprits; ils travaillèrent pendant quatre ans à réunir l'armée qui partit de Gênes au mois de septembre 1218. « Puisque vous avez attaché à votre épaule le signe de la » croix, écrit Honorius aux seigneurs français en 1216, dans » le but de voler au secours de la Terre-Sainte, pourquoi ni »...
Page 62 - Veryy, à l'article d'Agnès de Donzy, p. 409. par induction, on peut arriver à une certitude relative sur l'existence de cette union. Les époux mineurs, quant à l'administration des biens, n'agissent pas encore en leur nom ; c'est monsieur Louis qui met en franchise les terres de sa belle-fille , comme l'indique la confirmation d'Hervé : Noverit. . . quod ego (Herveus) franchisiam illam quam karissimus dominus meus dominus Ludovicus, domini régis Francise primogenitus fecit in terra quam filie...
Page 12 - ... contraire. Mais on peut appliquer à l'un ce qui se passait pour l'autre ; tout se faisait, comme on a soin de l'indiquer, ainsi que les prédécesseurs l'avaient fait, et les solennités, qui tiennent de fort près aux droits, devaient se reproduire à chaque réception sous la même forme. Le clergé et le peuple se rendaient en procession au-devant du comte, à son entrée dans la ville de Nevers. Le comte, accompagné de ses principaux barons, dirigeait sa marche vers l'église cathédrale,...

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