Lettres curieuses sur l'Amérique Septentrionale: Canada

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J.B. Gros, 1845 - America Discovery and exploration - 264 pages
 

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Popular passages

Page 51 - Quand tous les conviés furent arrivés, ils se rangèrent tout- au tour de la cabane, s'asseyant ou sur la terre nue, ou sur des nattes. Alors le Chef se leva et commença sa harangue. Je vous avoue que j'admirai son flux de paroles, la justesse et la force des raisons qu'il exposa, le tour éloquent qu'il leur donna, le choix et la délicatesse des expressions dont il orna son discours. Je suis persuadé que, si j'eusse mis par écrit ce que ce Sauvage nous dit surle-champ et sans préparation,...
Page 53 - Les danses durent plus ou moins de temps, à proportion du prix et de la valeur des présens, et ensuite on les distribue aux danseurs. Leur coutume n'est pas d'enterrer les morts; ils les enveloppent dans des peaux, et les attachent par les pieds et par la tête au haut des arbres. . Hors le temps des jeux, des festins et des danses, les hommes demeurent tranquilles sur leurs nattes, et passent le temps ou à dormir ou à faire des arcs, des flèches, des calumets et autres choses de cette nature....
Page 136 - Ters le village que nous quittions, dont nous n'étions encore éloignés que de dix lieues : ces Scioux sont les plus cruels de tous les sauvages; nous étions perdus, si nous fussions tombés entre leurs mains. Ils sont grands guerriers, mais c'est principalement sur l'eau qu'ils sont redoutables. Ils n'ont que de petits canots...
Page 188 - En hiver, quand le nord souffle, le Mississipi gèle à porter les charrettes les plus chargées ; mais ces froids ne sont pas de durée. L'hiver est ici une alternative de froid piquant et de temps assez doux, selon que régnent les vents du nord et du midi, qui se succèdent assez régulièrement. Cette alternative est fort nuisible aux arbres fruitiers. Il fera un temps fort doux, même un peu chaud, dès la mi-février ; les arbres entrent en sève, se couvrent de fleurs ; survient un coup de...
Page 70 - Il était naturel que nos Sauvages fissent leur traite avec les Anglais, et il n'ya pas d'avantages que ceux-ci ne leur aient proposés pour les attirer et gagner leur amitié : mais tous leurs efforts ont été inutiles, et rien n'a pu les détacher de l'alliance des Français. Le seul lien qui nous les a si étroitement unis est leur ferme attachement à la Foi catholique. Ils sont convaincus que s'ils se livraient aux Anglais, ils se...
Page 50 - Illinois, et, ayant avancé cinquante lieues, j'arrivai à leur premier village, qui était de trois cents cabanes, toutes de quatre ou cinq feux. Un feu est toujours pour deux familles. Ils ont onze villages de leur nation. Dès le lendemain de mon arrivée, je fus invité, par le principal chef, à un grand repas qu'il donnait aux plus considérables de la nation.
Page 70 - Le fleuve de ma mission est le plus grand de tous ceux qui arrosent les terres des Sauvages. Il doit être marqué sur la carte , sous le nom de Kinibeki , ce qui a porté les Français à donner à ces Sauvages le nom de Kanibals. Ce fleuve se jette dans la mer à Sankderank , qui n'est qu'à cinq ou six lieues de Pemquit. Après l'avoir remonté quarante lieues depuis Sankderank , on arrive à mon village , qui est sur la hauteur d'une pointe de terre.
Page 75 - ... grande quantité, qu'on en remplirait cinquante mille barriques en un jour, si l'on pouvait suffire à ce travail. Ce sont des espèces de gros harengs fort agréables au goût, quand ils sont frais; ils sont pressés les uns sur les autres à un pied d'épaisseur, et on les puise comme de l'eau.
Page 35 - ... et la partagent à tous ceux qui sont dans leur cabane. Chacun mord dans cette viande,. comme on ferait dans un morceau de pain. Ce spectacle ne me donnait pas beaucoup d'appétit, et ils s'aperçurent bientôt de ma répugnance. «Pourquoi ne manges-tu pas?
Page 160 - Après ces petits traits d'érudition mississipienne, je reviens à notre voyage. Le 4 nous couchâmes au Bâton-Rouge; ce lieu est ainsi appelé, parce qu'il ya un arbre rougi par les Sauvages, et qui sert de bornes pour la chasse des Nations qui sont au-dessus et au-dessous. Nous y vîmes les restes d'une habitation Française, abandonnée à cause des chevreuils, des lapins, des chats sauvages et des ours qui ravageaient tout. Quatre de nos gens allèrent à la chasse, et revinrent le lendemain...

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