Recueil de documents relatifs à l'histoire des monnaies frappées par les rois de France depuis Philippe II jusqu'à Francois Ier, Volume 1

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Page xiii - ... était faible de poids. Il y avait toutefois une certaine tolérance, nommée remède, dont on tenait compte au maître particulier. Lorsqu'une brève était terminée, elle était remise aux gardes, qui y prenaient encore, au hasard, un certain nombre de pièces qu'ils soumettaient à l'essayeur. Celui-ci les analysait, et, dans une petite cédule de parchemin, constatait le titre réel et le poids des pièces fabriquées. Si les remèdes n'étaient pas dépassés, les gardes en faisaient la...
Page 129 - Est esgardé que nuls ne puissent faire monnoye semblant a la monnoye le roy qu'il ni ait dissemblance aperte et devers croix et devers pille et qu'elles cessent des ores en avant. Et que nulle monnoye ne soit prinse ou...
Page xii - ... des pièces qui entrent dans nos collections. N'est-il pas véritablement intéressant de pouvoir dire que telle espèce a été frappée de tel jour à tel jour, par tel maître particulier, et à l'aide de fers gravés par tel tailleur, et enfin en tel nombre de spécimens? Je n'insiste pas, car l'intérêt de pareilles notions se démontre de lui-même. Je viens de parler des officiers qui dirigeaient un atelier monétaire. Il est bon de dire brièvement quelles étaient leurs fonctions. Le...
Page xiii - Les alliages étaient préparés par le maître particulier et sous sa responsabilité. Les gardes étaient détenteurs des fers, dont ils devaient surveiller l'emploi et la remise en caisse, dès qu'ils avaient cessé d'être employés. Quand une ou plusieurs brèves avaient passé sous le marteau des monnayers, on avait mis en boîte une des pièces frappées et prise au hasard, sur un certain nombre, fixé à l'avance, de pièces semblables, soit d'or, de blanc ou de noir. Ces boîtes étaient...
Page xiii - Quand une ou plusieurs brèves avaient passé sous le marteau des monnayers, on avait mis en boite une des pièces frappées et prise au hasard sur un certain nombre, fixé à l'avance, de pièces semblables, soit d'or, de blanc ou de noir. Ces boîtes étaient une sorte de tirelire, parfaitement close et scellée du sceau du maître et des gardes, laquelle, une fois arrêtée, devait être envoyée à la Chambre des monnaies de Paris, pour être jugée par les généraux maîtres. Si, par ce jugement,...
Page 136 - Jean de Prunay fIt au mois de novembre un traité avec un bourgeois d'Avignon, Jean Amiel, lequel s'engagea à frapper 20 milliers de monnaie, dont 10 milliers de billon et 10 milliers de gros tournois, pareils à ceux du roi de France '. J'ignore si saint Louis mit opposition à cette fabrication; mais, quelque temps après, Alfonse donna contreordre et prescrivit de ne frapper que de la monnaie de billon de même loi et de même poids que la monnaie tournois du roi de France 2.
Page 126 - L'Église romaine eut pour sa part le comtat Venaissin ou marquisat de Provence, qui était un fief de l'Empire. Un article du traité stipula que Raymond remettrait Jeanne, sa fille unique, au Roi, qui la donnerait en mariage à l'un de ses frères, avec le comté de Toulouse pour dot. Cette riche dot n'était exigible , il est vrai , qu'à la mort de Raymond VII...
Page 523 - Charles, par la grâce de Dieu, roy de France, à noz amez et feaulx les generaulx conseillers sur le fait des aides ordonnez pour la guerre en Languedoyl et en Languedoc, salut et dilection.
Page 129 - Et que nulle monnoye ne soit prinse ou roiaume, de la Saint Jehan en avant, la ou il n'ya point de propre monnoye fors que la monnoye le roy, et que nul ne vende ne achatte ne fasse marchié fors a ceste monnoye . Et peut et doit courre la monnoye le roy et ne seront refusez ne parisis ne tournois tant soient pelez, mes que il ayent connoissance devers croix ou devers pille que ils soient parisis ou tournois pour qui il n'y fault piece.
Page xii - ... l'espère, tout ce qu'il m'a fallu de temps et de patience pour réunir cette vaste collection de documents. On y trouvera tous les éléments d'un catalogue des généraux maîtres des monnaies, c'est-à-dire des grands officiers qui constituèrent d'abord la Chambre et plus tard la Cour des monnaies. Chaque atelier monétaire comportait un maître particulier, deux gardes, un contre-garde, un essayeur, et un graveur, appelé tailleur des fers. Toutes les indications de ces officiers, à l'exception...

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