The Jesuit Relations and Allied Documents: Travels and Explorations of the Jesuit Missionaries in New France, 1610-1791: The Original French, Latin, and Italian Texts, with English Translations and Notes, Volume 66

Front Cover
Reuben Gold Thwaites
Burrows Brothers Company, 1900 - Canada
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 220 - Rien de plus difficile que la conversion de ces Sauvages ; c'est un miracle de la miséricorde du Seigneur : il faut d'abord en faire des Hommes, et travailler ensuite à en faire des Chrétiens. Comme ils sont maîtres absolus d'eux-mêmes, sans être assujettis à aucune loi, l'indépendance dans laquelle ils vivent, les asservit aux passions les plus brutales. Il ya pourtant des chefs parmi eux, mais ces chefs n'ont nulle autorité : s'ils...
Page 242 - Quand ils se sont retirés, on dit la messe , à laquelle tous les Chrétiens assistent , les hommes placés d'un côté et les femmes de l'autre. On y fait aussi la prière , qui est suivie d'une instruction ; après quoi chacun va à son travail ; nous nous occupons ensuite à visiter les malades , à leur donner les remèdes nécessaires , à les instruire, et à consoler ceux qui ont quelque sujet d'affliction. Après midi se fait le catéchisme , où tout le monde se trouve...
Page 92 - ... pas se perdre dans l'eau, ni s'y gâter. Il fit depuis couvrir de sable ces pièces de canon, de peur qu'elles ne fussent entraînées au printemps par le refoulement des glaces. Le 3, le vent s'étant un peu calmé, M. d'Iberville prit le parti de faire décharger son vaisseau, qui était toujours en danger de périr.
Page 254 - Sauvages, dont le plus grand nombre passent une partie de l'hiver à chasser. Ces courses qu'il nous faut faire de temps en temps, soit à la suite des Sauvages, soit pour d'autres raisons importantes au bien de nos missions, sont extrêmement pénibles. Vous en jugerez vous-même par le détail de quelques-unes que je fis ces dernières années, lesquelles pourront vous donner une idée de la manière dont nous voyageons en ce pays-ci. Si nos missions ne sont pas si florissantes que d'autres par...
Page 220 - C'est même les entretenir dans leur fierté naturelle, que de leur faire gratuitement du bien; ils en deviennent plus insolents: on me craint, disent-ils, on me recherche. Ainsi, quelque bonne volonté qu'on ait de les obliger, on est contraint...
Page 114 - Les Caribous ressemblent assez aux Daims, à leurs cornes près. Les Matelots, la première fois qu'ils en virent, en eurent peur et s'enfuirent. Nos Canadiens en tuèrent quelques-uns; et les Matelots qui ont été raillés par les Canadiens, sont devenus plus braves et en ont tué aussi dans la suite. Voilà comme Dieu a soin de ces Sauvages.
Page 268 - Mais enfin, me rassurant sur le témoignage de ma conscience, qui me disait intérieurement que je ne cherchais que Dieu et sa gloire, je m'abandonnai entièrement à la Providence. Les voyages qu'on fait en ce pays-ci ne doivent pas se comparer à ceux que vous faites en Europe. Vous trouvez de temps en temps des bourgs et des villages, des maisons pour vous retirer, des ponts ou des bateaux pour passer les rivières, des sentiers battus qui vous conduisent à votre terme, des personnes qui vous...
Page 231 - are much less barbarous than other Savages; Christianity and intercourse with the French have by degrees civilized them. This is to be noticed in our Village, of which nearly all the inhabitants are Christians; it is also this which has brought many Frenchmen to settle here, and very recently we married three of them to Illinois women. These Savages do not lack in' telligence; they are naturally inquisitive, and turn a joke in a fairly ingenious manner.
Page 86 - Sainte-Thérèse, parce que la femme de celui qui en fit la découverte portait le nom de cette grande sainte. Ces deux rivières ne sont séparées l'une de l'autre que par une langue de terre fort basse, qui produit dans l'une et dans l'autre de très grandes battures '. Leurs embouchures sont par le 57e degré quelques minutes.
Page 242 - ... monde s'assemble encore à l'église pour y entendre une instruction, faire la prière et chanter quelques cantiques. Les dimanches et les fêtes, on ajoute aux exercices ordinaires une instruction qui se fait après les vêpres. La ferveur avec laquelle ces bons néophytes se rendent à l'église à toutes ces heures est admirable ; ils interrompent leur travail, et accourent de fort loin pour s'y trouver au temps marqué. Ils terminent d'ordinaire la journée par des assemblées particulières...

Bibliographic information