La France aux colonies: études sur le développement de la race française hors de l'Europe

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A. Jouby, 1859 - Canada - 515 pages
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Popular passages

Page 18 - ils me permettront de leur dire, en passant, qu'on ne mène personne à " Jésus-Christ que par la croix : que les desseins qu'on entreprend pour " sa gloire, en ce pays, se conçoivent dans les dépenses et dans les peines, " se poursuivent dans les contrariétés, s'achèvent dans la patience et se " couronnent dans la gloire. La patience mettra la dernière main à ce
Page 263 - États-Unis les esprits s'absorbent avec une préoccupation épuisante dans le commerce, dans l'industrie, dans l'adoration du veau d'or, il appartient au Canada de s'approprier avec désintéressement et une noble fierté le côté intellectuel, scientifique et artistique du mouvement américain, en s'adonnant avec préférence au culte du sentiment, de la pensée et du beau... C'est en effet à cette prééminence de l'esprit que la France doit la meilleure part de son influence en Europe.
Page 266 - Canada," dit avec beaucoup de justesse M. Rameau, "d'être une nation industrielle ou commerciale ; il ne faut point forcer sa nature et dédaigner des aptitudes réelles pour en rechercher d'imaginaires; non pas qu'il faille pour cela négliger le nécessaire ; on peut, comme nous le faisons en France, s'adonner aux sciences et aux beaux arts, et cependant entretenir un mouvement d'industrie et de commerce proportionné à l'importance de son pays. Mais en attribuant le premier rang à l'agriculture,...
Page 241 - Française le haut des lacs, pour arriver un jour à se rattacher ainsi par une chaîne de colonies à celle que l'émigration aurait déjà solidement établie au nord-ouest? La race franco-canadienne se trouverait alors avoir pour domaine tout le nord de l'Amérique, ainsi que sa situation et ses aptitudes peuvent très-bien lui permettre d'y prétendre.
Page 14 - le système de colonisation consistait non seulement à distribuer des terres aux émigrants autour de Québec, mais encore à concéder d'immenses étendues de terrains, à titre de tenure seigneuriale, à ceux qui, par leur fortune et leur situation, paraissaient en état de créer euxmêmes des centres de population. Ce dernier mode de concession fut celui qui prévalut à la longue et, pendant toute la domination française, la colonisation s'opéra par l'intermédiaire des concessions seigneuriales,...
Page 202 - Suprême, il a voulu que l'homme l'étudiât lui-même ainsi que ses œuvres. De plus, en implantant dans le cœur de l'homme le germe de la bienveillance, Dieu a voulu que l'homme fit du bien à ses semblables, et en lui inspirant le sentiment et l'amour du beau, il a voulu que l'homme cultivât les arts; il a voulu en un mot que l'homme fût savant, bienfaisant et artiste. Sans cela, le plus bel œuvre du Créateur, l'homme, aurait été créé ce qu'il est sans but, sans fin, sans objet. Le travail,...
Page 267 - France, s'adonner aux sciences et aux beaux-arts, et cependant entretenir un mouvement d'industrie et de commerce proportionné à l'importance de son pays. Mais en attribuant le premier rang à l'agriculture, à la science et aux arts libéraux, les Canadiens auront plus fait pour la consolidation de leur nationalité et l'extension de leur influence, qu'ils ne pourraient obtenir avec de grosses armées et de riches trésors... Tandis qu'aux...
Page 137 - Chibouctou, et après plusieurs interrogatoires du gouverneur et autres puissances, sur le parti que nous voulions prendre pour l'Etat et la religion, et voyant que nous étions tous résolus de plutôt mourir que de renoncer à notre religion et à la France, notre véritable patrie, on nous a relégués neuf semaines sur...
Page 137 - Boston et de la Caroline. Les gens du Cap, les Boudrot, Charles Dugas (1) et les Guilbaud, deux familles de Granges, qui étaient dans ces navires se sont révoltés, et sans aucune défense des Anglais se sont rendu maîtres du navire, et ont arrivé heureusement à la rivière Saint-Jean, d'où nous avons l'honneur de vous écrire. Nous y avons trouvé un accueil favorable dans la personne de M. de Boishébert. » Nous avons appris par d'autres Acadiens qui se sont sauvés de la Caroline, que la...
Page 278 - Peut-être m'objecterat-on que les Américains pourront être trouvés trop puissants pour l'Europe dans deux ou trois siècles ; mais ma prévoyance n'embrasse pas ces craintes éloignées. D'ailleurs, on peut s'attendre pour l'avenir à des rivalités dans le sein de l'union. Les confédérations...

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