Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France: depuis le Xiiie siècle jusqu'à la fin du XVIIIe; précédés de notices pour caractériser chaque auteur des mémoires et son époque; suivis de l'analyse des documents histoiriques qui s'y rapportent

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Joseph Fr. Michaud
Éditeur du Commentaure analytique du Code civil, 1837 - France
 

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Popular passages

Page 79 - Dieu seul, il n'ya puissance en terre, quelle qu'elle soit, spirituelle ou temporelle, qui ait aucun droit sur son royaume, pour en priver les personnes sacrées de nos rois, ni dispenser ou absoudre leurs sujets de la fidélité et...
Page 363 - ... on porta les huguenots à consentir à la paix de peur de celle d'Espagne, et les Espagnols à faire la paix de peur de celle des huguenots.
Page 138 - Ils consistent encore à faire connoitrc que c'est une pure calomnie , qui n'a antre fondement que la passion et l'imposture de nos ennemis, de dire que nous soyons tellement Romains et Espagnols, que nous...
Page 479 - Dieu , commanda que chacun se mît en bon état, et particulièrement ses mousquetaires , qu'il fit confesser et communier avant que partir. La noblesse de la cour venant à la foule prendre congé de Sa Majesté , l'on voyoit dans leurs visages une telle gaîté, qu'il faut avouer n'être permis qu'à la nation française d'aller si librement à la mort pour le service de leur Roi , ou pour leur honneur , que l'on ne sauroit remarquer aucune différence entre celui qui la donne et celui qui la reçoit.
Page 93 - Couronne seroient invités de se trouver en ladite Cour, pour, avec le chancelier , les chambres assemblées , aviser sur les propositions qui seroient faites pour le service du Roi , le soulagement de ses sujets et le bien de son Etat.
Page 12 - Sur quoi il est impossible de ne considérer pas eu ce lieu combien cette passion , ordinaire presque à tous les hommes , est dangereuse aux princes , quand elle les porte à l'excès d'un aveuglement dont les suites sont fort périlleuses et pour leurs personnes et pour leurs Etats.
Page 79 - ... tous s'accordèrent de demander au Roi l'établissement d'une chambre de justice pour la recherche des financiers, suppliant Sa Majesté que les deniers qui en proviendroient fussent employés au remboursement des offices supernuméraires, ou du rachat du domaine; ce que Sa Majesté leur accorda pour la recherche de ce qui n'auroit pas été aboli par le feu Roi , ou des malversations commises depuis.
Page 88 - Je ne parle , Sire , que de ceux qui ont commis un acte si barbare ; car pour les autres qui , aveuglés de l'erreur , vivent paisiblement sous votre autorité, nous ne pensons en eux que pour désirer leur conversion , et l'avancer par nos exemples , nos instructions et nos prières , qui sont les seules armes avec lesquelles nous les voulons combattre, et nous ne...
Page 171 - Suffren, personnage de grande piété et de simplicité éloignée de menées et d'artifices , et qui n'en laisseroit pas prendre la pensée seulement à la Reine jusqu'à l'extrême nécessité. Le bon père néanmoins ne vint pas trop tôt comme il avoit été mandé , mais seulement quelques mois après. Je ne manquai point aussi , dès que nous fûmes arrivés à Blois , en donnant avis au sieur de Luynes, de lui mander que je prévoyois assurément qu'il auroit tout contentement d'elle , et...
Page 127 - ... princes , comme le président Jeannin, qui espéroit toujours bien d'un chacun, et croyoit qu'il pouvoit être ramené à son devoir. M. de Sully, violent et peu considéré , le feu de l'esprit duquel ne s'appliquoit qu'au présent, sans rappeler le passé , ni considérer de bien loin l'avenir, ajouta à ce que les autres avoient dit, que quiconque avoit donné ce mauvais conseil à la Reine avoit perdu l'Etat. La Reine , animée de se voir reprise...

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