Considérations historiques et politiques sur les républiques de La Plata dans leurs rapports avec la France et l'Angleterre

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Guillaumin et cie., 1850 - Argentina - 471 pages

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Page 245 - Buenos-Ayres continuera à considérer en état de parfaite et absolue indépendance la république orientale de l'Uruguay, de la manière qu'il l'a stipulé dans la convention préliminaire de paix conclue, le 27 Août 1828, avec l'empire du Brésil , sans préjudice de ses droits naturels , toutes les fois que le demanderont la justice, l'honneur et la sécurité de la confédération Argentine.
Page 189 - Balcarce, emporté par l'orage, se démit du pouvoir. Ses antécédents le firent épargner par ses amis politiques; mais il dut s'exiler. Quand Rosas, que les avis de ses partisans étaient allés chercher au milieu de son expédition, arriva à Buenos- Ayres, tout était achevé. « La chambre des représentants chercha par ses soumissions à désarmer les rancunes de Rosas. Elle lui décerna, à lui et à son armée, des récompenses honorifiques et de vastes propriétés territoriales ; enfin...
Page 173 - Rivera, en cas de dé» faite, est toujours le premier à se sauver. » » Ce qui les distingue entre eux, comme gauchos, c'est que Rivera » est resté tel que le gaucho d'autrefois, hospitalier et doux, tandis que * Rosas est, ainsi que le gaucho qu'il a formé, ennemi des étrangers et » sanguinaire. Comme gouvernants et administrateurs, tous deux ne * consultent que leurs intérêts personnels, se croient des droits absolus > sur toutes les choses et les personnes de leur pays. Ils usent des...
Page 127 - Pour répondre à cette objection, l'article 10 stipula que les deux parties contractantes prêteraient leur secours au gouvernement légal de Montevideo, si la guerre civile venait à troubler la tranquillité et la sécurité de la nouvelle république, avant qu'elle fût constituée, ou dans les cinq ans qui suivraient la promulgation de la constitution.
Page 110 - ... efforts gigantesques, qui épuisèrent ses ressources, et par là affaiblirent les ressorts du gouvernement. Le parti fédéraliste, resté depuis tant d'années dans l'ombre, releva la tête. Rivadavia succomba sous les embarras financiers ; le 7 juillet 1827, il abandonna le pouvoir, et se retira eu Europe, pour venir ensuite mourir pauvre, vieux et ignoré, dans la capitale du Brésil. (1) A.
Page 116 - ... Rosas fut le premier à pousser le cri de la vengeance; Lopez et Quiroga vinrent lui prêter leur appui. Les efforts réunis de ces chefs renversèrent bientôt Lavalle , qui , craignant le sort qu'il avait fait subir à Dorrego, se réfugia dans l'État oriental avec ses principaux amis politiques. « Don Juan -Manuel de Rosas, resté sans compétiteur parmi les unitaires, et le premier des fédéraux , fut élu gouverneur et général de la province de Buenos -Ayres, le 8 décembre 1829. Il...
Page 174 - Nous n'entre« rons pas dans le détail des événements qui ont « fait éclater ce sentiment... Qu'il nous suffise ici « de constater le fait, et d'indiquer une opposi« tion complète entre les caractères de ces deux « hommes : Rosas, vindicatif, cruel, implacable; « Rivera, sans fiel, débonnaire même, du moins « en apparence..., pardonnant et faisant du bien « à tous ses ennemis... Placé comme Rosas au...
Page 243 - Etats de l'Amérique du Sud des droits spéciaux, civils ou politiques, plus étendus que ceux dont jouissent actuellement les sujets de toutes et chacune des nations amies et neutres, même les plus favorisées , ces droits ne pourraient être étendus aux citoyens français établis sur le territoire de la République, ni être réclamés par eux.
Page 281 - ... une armée, et il avait repris la campagne. Après diverses alternatives de revers et de succès, battu coup sur coup à Malbajar et à Arequita , il se vit acculé à la frontière brésilienne par l'armée argentine aux ordres de don Justo de Urquiza, gouverneur d'EntreRios.
Page 174 - Rosas, vindicatif, cruel, implacable ; Rivera, sans fiel, débonnaire même, du moins en apparence — pardonnant et faisant du bien à tous ses ennemis Placé comme Rosas au-dessus de la loi, tandis que celui-ci s'armait d'une main de fer et régnait par la crainte, Rivera caressait tout le monde et cherchait dans le cœur des hommes qu'il commandait une puissance plus douce et peut-être plus solide.

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