Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada: depuis dix ans (1851 à 1861) ...

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L. Brousseau, 1863 - Québec (Province) - 593 pages
 

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Popular passages

Page 145 - ... avait coûté cependant à ces hardis défricheurs de s'éloigner des lieux qui les avaient vu naître et grandir; de quitter leurs parents, leurs amis d'enfance et ces bons voisins avec lesquels ils avaient passé tant de moments de joie et de bonheur, de se décider à ne plus se voir réunis dans la vieille église de la paroisse, si pleine pour eux de pieux souvenirs et dont le clocher fait toujours battre de joie le cœur catholique du Canadien ; puis de ne plus contempler Du Saint-Laurent...
Page 130 - Lorsque, le premier soir de son arrivée, seul avec son fils, assis sur un tronc d'arbre devant le feu qu'il venait d'allumer pour se réchauffer et préparer son frugal repas, il rêvait à son avenir, qu'aurait-il pensé de celui qui serait venu lui dire : " Brave homme, vous voilà seul en ce moment avec l'ennui ; mais gardez-vous bien de vous laisser vaincre par son inséparable compagnon, le découragement. La pauvreté avec son hideux cortège de souffrances va bientôt, il est vrai, vous assaillir...
Page 145 - C'étaient, pour la plupart, des journaliers ou des habitants ruinés, qui n'apportaient avec eux que les ustensiles de première nécessité et de maigres provisions pour quelques mois. Plusieurs n'apportaient pour tout ménage que leur hache et un sac de farine sur le dos. Ils comptaient sur leur travail pour maintenir leur existence et celle de leurs familles ; mais ces familles, souvent nombreuses et consommant sans cesse, avait bientôt épuisé les provisions ; et le manque de magasins dans...
Page 144 - Cependant aucun de ces chasseurs n'eut la volonté de s'établir sur une terre où semblaient devoir couler le lait et le miel, parce que les obstacles à surmonter étaient si grands, comme nous le verrons bientôt, qu'il fallait, pour les affronter, avoir un courage plus qu'ordinaire, ou être commandé par la nécessité. Il leur semblait impossible d'aller demeurer seuls, à une si grande distance, sans espoir d'avoir un jour des chemins pour descendre au bord du fleuve, et d'être suivis par...
Page 144 - ... pouvait trouver un sol plus riche que celui des pointes étendues que forme le cours irrégulier de cette rivière, serpentant alors entre une double rangée d'ormes, qu'il osa le premier frapper. C'est aujourd'hui un des plus riches habitants de la belle et florissante paroisse de Saint-Eusèbe de Stanfold. Ce fut donc Leclerc qui, le premier, vint se fixer dans cette grande partie des Cantons de l'Est, connue sous le nom de Bois-Francs ; ce fut lui qui, abattant le premier arbre pour construire...
Page 144 - Trois-Kivières, l'existence de cette partie des cantons de l'Est, que l'on a si proprement appelée Bois-Francs. Plusieurs fois, des chasseurs canadiens avaient pénétré dans les magnifiques forêts de Somerset et de Stanfold, et les avaient parcourues dans toutes les directions. Ils avaient admiré ce parc immense, dont l'orme, l'érable et le noyer faisaient le plus bel ornement, et que la nature seule entretenait dans une propreté et une élégance princières. Suivant leurs récits pleins...
Page 148 - PS. 125. C'était le dimanche, 23 novembre 1845 ; il faisait un de ces tristes temps d'automne, souvent plus désagréables que les froids rigoureux de l'hiver. Un vent de tempête soufflait du nord-est, et la neige, en gros flocons, tombait avec la pluie, lorsque l'on terminait les vêpres à Somerset, pendant lesquelles on remarqua que M. Bélanger avait chanté avec plus de courage que de coutume. Cependant une affaire pressante l'appelait à la rivière Bécancour, au-delà de la savane de Stanfold....
Page 130 - Se rang de Somerset. Lorsque, le premier soir de son arrivée, seul avec son fils, assis sur un tronc d'arbre devant le feu qu'il venait d'allumer pour se réchauffer et préparer son frugal repas, il rêvait à son avenir, qu'aurait-il pensé de celui qui serait venu lui dire : " Brave homme, vous voilà seul en ce " moment avec l'ennui ; mais gardez-vous bien de vous laisser " vaincre par son inséparable compagnon, le découragement. " La pauvreté avec son hideux cortège de souffrances va "...
Page 484 - ... encore depuis la Malbaie et le Bic en descendant l'aspect sauvage et abandonné qu'elles avaient du temps de Jacques Cartier. Elles sont abruptes et élevées, et l'on aperçoit, dans le lointain, derrière celle du sud, les Chick-Saws, montagnes dont quelques sommets atteignent une hauteur de 4000 pieds. Le golfe par lequel le fleuve se jette dans la mer, a près de cent cinquante lieues de longueur sur cent de largeur. Il contient des îles qui formeraient des provinces.
Page 27 - Bonaventure sont attachées à la Cure de Saint-Michel. La mission de Saint-Pierre (Malbaie) possède une chapelle très convenable et suffisante pour la population qu'elle renferme. Elle est bâtie sur un coteau qui domine le village et d'où la vue s'étend an loin sur la mer, — dit M.

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