La gastronomie ou L'homme des champs à table: pour servir de suite à "L'homme des champs" par J. Delille

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Giguet et Michaud, 1803 - Gastronomy - 176 pages
Extrait de la "Lettre à M. Delille": "Quand on parle le langage des Dieux comme vous, on mérite d'être toujours assis à leur table, et on a le droit d'être infiniment difficile. Je n'ai pu vous régaler que très-médiocrement, et je vous en demande pardon. Je n'ai pas la recette du nectar, de l'ambroisie et du dictame, dont on usoit dans l'Olympe; je ne sais faire, ainsi que tant d'autres, que de la bouillie, passez-moi le terme: cela gonfle beaucoup et ne nourrit point." (p. 11-12).
 

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Page 162 - Le roi arriva le jeudi au soir; la promenade, la collation 'dans un lieu tapissé de jonquilles , tout cela fut à souhait. On soupa, il y eut quelques tables où le rôti manqua, à cause de plusieurs dîners à quoi l'on ne s'était point attendu ; cela saisit Vatel, il dit plusieurs fois : Je suis perdu d'honneur; voici un affront que je ne supporterai pas.
Page 137 - Oh ! pour le coup ; comme tout le monde ; il était brûlant, je le versai par petites parties de ma tasse dans ma soucoupe. — Eh bien ! vous fîtes comme ne fit sûrement personne : tout le monde boit son café dans sa tasse et jamais dans sa soucoupe. Vous voyez donc, mon cher Cosson, que vous n'avez pas dit un mot, pas fait un mouvement qui ne fût contre l'usage. L'abbé Cosson était confondu, continue M. Delille. Pendant six semaines, il s'informait à toutes les personnes qu'il rencontrait...
Page 164 - ... mort. La marée cependant arrive de tous côtés : on cherche Vatel pour la distribuer , on va à sa chambre, on heurte, on enfonce la porte, on le trouve noyé dans son sang; on court à M. le Prince, qui fut au désespoir. M. le Duc pleura ; c'était sur Vatel que tournait tout son voyage de Bourgogne.
Page 163 - Monseigneur, votre bonté m'achève ; je sais que le rôti a manqué à deux tables.» « Point du tout, dit M. le Prince ; ne vous fâchez point : tout va bien.
Page 135 - Et que fîtes-vous de la coquille? — Comme tout le monde, je la laissai au laquais qui me servait. — Sans la casser ? -™- Sans la casser. — Eh bien ! mon cher, on ne mange jamais un œuf sans briser la coquille; et après votre œuf? — -Je demandai du bouilli.
Page 163 - Gourville se moqua de lui. Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte, et se la passe au travers du cœur ; mais ce ne fut qu'au troisième...
Page 135 - Mais voyons ! je me bornerai au dîner ; et d'abord que fîtes-vous de votre serviette en vous mettant à table ? — De ma serviette ! je fis comme tout le monde ; je la déployai, je l'étendis sur moi et l'attachai par un coin à ma boutonnière. — Eh bien ! mon cher, vous êtes le seul qui ayez fait cela ; on n'étale point sa serviette, on la laisse sur ses genoux. Et comment fîtes-vous pour manger votre soupe ? — Comme tout le monde, je pense. Je pris ma cuiller d'une main et ma fourchette...
Page 163 - Point du tout, dit M. le Prince ; ne vous fâchez point : tout va bien.» Minuit vint, le feu d'artifice ne réussit pas, il fut couvert d'un nuage ; il coûtait seize mille francs. A quatre heures du matin, Vatel s'en va partout, il trouve tout endormi, il rencontre un petit pourvoyeur qui lui...
Page 118 - S'estime votre égal, et d'un air important Auprès de son fourneau que la flamme illumine, Donne avec dignité des lois dans sa cuisine ; Qui dispose du sort d'un coq ou d'un dindon Avec l'air d'un sultan qui condamne au cordon.
Page 80 - Les noces de Gamache et les travaux d'Hercule ; Et mille objets divers , que savent imiter D'habiles confiseurs que je pourrais citer. Ne démolissez point ces merveilles sucrées , Pour le charme des yeux seulement préparées ; Ou du moins accordez, pour jouir plus long-temps...

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