Histoire littéraire des femmes françoises ou Lettres historiques et critiques [by J. de la Porte and J.F. de la Croix].

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Page 51 - Tous deux dormoient : dans cet abord Joconde Voulut les envoyer dormir en l'autre monde ; Mais cependant il n'en fit rien , Et mon avis est qu'il fit bien. Le moins de bruit que l'on peut faire En telle affaire Est le plus sûr de la moitié. Soit par prudence, ou par pitié, Le Romain ne tua personne.
Page 379 - Conti la tenoit au parloir. Ce fut à mes yeux tous les charmes que nous avons vus autrefois. Je ne la trouvai ni bouffie, ni jaune ; elle est moins maigre et plus contente. Elle a ses mêmes yeux et ses mêmes regards : l'austérité , la mauvaise nourriture et le peu de sommeil ne les lui ont ni creusés, ni battus ; cet habit, si étrange, n'ôte rien à la bonne grâce , ni au bon air.
Page 358 - ... que vous n'avez que vingt ans; que votre bouche, vos dents et vos cheveux sont incomparables. Je ne veux point vous dire toutes ces choses, votre miroir vous...
Page 360 - ... l'une et de l'autre. Enfin , vous avez reçu des grâces du ciel qui n'ont jamais été données qu'à vous ; et le monde vous est obligé de lui être venue montrer mille agréables qualités qui jusqu'ici lui avaient été inconnues. Je ne veux point m'embarquer...
Page 434 - J'aime les violons plus que toute autre musique ; j'ai aimé à danser plus que je ne fais, et je danse fort bien ; je hais à jouer aux cartes, et j'aime les jeux d'exercice...
Page 407 - ... C'est à vous que je m'adresse, mon cher Comte, pour vous écrire une des plus fâcheuses pertes qui pût arriver en France : c'est la mort de M. de Turenne, dont je suis assurée que vous serez aussi touché et aussi désolé que nous le sommes ici. Cette nouvelle arriva lundi à Versailles. Le roi en a été affligé, comme on doit l'être de la mort du plus grand capitaine et du plus honnête homme du monde.
Page 116 - Enfin il paflâ chez elle pour le véritable Racan, & l'autre pour un Racan de contrebande. Il ne faifoit que de fortir , lorfque M. de Racan en original, demanda à parler à Mlle de Gournai.
Page 461 - Il la pressa longtemps de les lui apprendre sans pouvoir l'y obliger; et après qu'elle se fut défendue d'une manière qui augmentait toujours la curiosité de son mari, elle demeura dans un profond silence, les yeux baissés; puis tout d'un coup prenant la parole et le regardant: — Ne me contraignez point, lui dit-elle, à vous avouer une chose que je n'ai pas la force de vous avouer, quoique j'en aie eu plusieurs fois le dessein. Songez seulement que la prudence ne veut pas qu'une femme de mon...
Page 387 - Monsieur, dit le Père en fureur, il faut distinguer. Distinguer, dit Despréaux, distinguer, morbleu ! distinguer, distinguer si nous sommes obligés d'aimer Dieu ! » et, prenant Corbinelli par le bras, s'enfuit...
Page 369 - Montespan une robe d'or sur or, rebrodé d'or, rebordé d'or, et par-dessus un or frisé, rebroché d'un or mêlé avec un certain or , qui fait la plus divine étoffe qui ait jamais été imaginée : ce sont les fées qui ont fait cet ouvrage en secret ; âme vivante n'en avait connaissance.

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