Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada: depuis dix ans (1851 à 1861) ...

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L. Brousseau, 1863 - Québec (Province) - 593 pages
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Page 130 - ... pensé de celui qui serait venu lui dire : " Brave homme, vous voilà seul en ce moment avec l'ennui ; mais gardezvous bien de vous laisser vaincre par son inséparable compagnon, le découragement. La pauvreté avec son hideux cortège de souffrances va bientôt, il est vrai, vous assaillir...
Page 145 - La plus forte partie de ces colons montaient dans les BoisFrancs pauvres et sans aucune avance. C'étaient, pour la plupart, des journaliers ou des habitants ruinés, qui n'apportaient avec eux que les ustensiles de première nécessité et de maigres provisions pour quelques mois. Plusieurs n'apportaient pour tout ménage que leur hache et un sac de farine sur le dos. Ils comptaient sur leur travail pour maintenir leur existence et celle de leurs familles ; mais ces familles, souvent nombreuses...
Page 491 - C'est à fendre le cœur, mais aussi c'est à exciter l'admiration et l'orgueil national, que d'entendre les récits des tribulations et des souffrances, endurées avec tant de résignation et de constance, par les premiers colons des Bois-Francs, et autres lieux, où nos compatriotes sont encore aux prises avec des obstacles à décourager toute autre race d'hommes.
Page 144 - Ils avaient admiré ce parc immense, dont l'orme, l'érable et le noyer faisaient le plus bel ornement, et que la nature seule entretenait dans une propreté et une élégance princières. La grosseur et la hauteur des arbres gigantesques qu'ils avaient vus, indiquaient, suivant eux, un sol riche et propre à toute espèce de culture. Cependant aucun de ces chasseurs n'eût la volonté de s'établir sur une terre où semblait devoir couler le lait et le miel, parce que les obstacles à surmonter...
Page 148 - PS. 125. C'était le dimanche, 23 novembre 1845 ; il faisait un de ces tristes temps d'automne, souvent plus désagréables que les froids rigoureux de l'hiver. Un vent de tempête soufflait du nord-est, et la neige, en gros flocons, tombait avec la pluie, lorsque l'on terminait les vêpres à Somerset, pendant lesquelles on remarqua que M. Bélanger avait chanté avec plus de courage que de coutume. Cependant une affaire pressante l'appelait à la rivière Bécancour, au-delà de la savane de Stanfold....
Page 144 - Il ne pouvait trouver un sol plus riche que celui des pointes étendues que forme le cours irrégulier de cette rivière, serpentant alors entre une double rangée d'ormes, qu'il osa le premier frapper. C'est aujourd'hui un des plus riches habitants de la belle et florissante paroisse de Saint-Eusèbe de Stanfold. Ce fut donc Leclerc qui, le premier, vint se fixer dans cette grande partie des Cantons de l'Est, connue sous le nom de Bois-Francs ; ce fut lui qui, abattant le premier arbre pour construire...
Page 442 - C'est à peine si on pourrait trouver dans tout le Bas-Canada un sol plus fertile ou plus productif que cette vallée. C'est là un fait dont on a pu s'assurer amplement, par les défrichements qu'y ont commencé les commerçants de bois, et dans lesquels le blé et tous les autres grains produits dans la vallée du St. Laurent y ont donné d'abondantes récoltes.
Page 504 - François, situées dans l'Isle d'Orléans. sol est fertile dans toutes ses parties ; sur les hauteurs il consiste ordinairement en une bonne terre légère, mêlée tantôt de sable, tantôt de sable et d'argile ; dans les situations moins élevées se trouve une belle terre noire qui en approchant des rivages est pareillement mêlée de sable. Le» rivages descendent par degrés jusqu'au bord de l'eau.
Page 486 - ... encore depuis la Malbaie et le Bic en descendant l'aspect sauvage et abandonné qu'elles avaient du temps de Jacques Cartier. Elles sont abruptes et élevées, et l'on aperçoit, dans le lointain, derrière celle du sud, les Chick-Saws, montagnes dont quelques sommets atteignent une hauteur de 4000 pieds. Le golfe par lequel le fleuve se jette dans la mer, a près de cent cinquante lieues de longueur sur cent de largeur. Il contient des îles qui formeraient des provinces.
Page 366 - ... sont supérieurs. J'ai vu du blé d'automne égal à celui qui nous vient de l'ouest de Toronto. Le blé de printemps de Hull et Wakefield n'a pas de supérieur quand la semence est •de bonne qualité. grains ci-dessus énumérés ; loin de considérer la durée de l'hiver comme nuisible, je la regarde comme un avantage, car l'épaisseur de la neige y protège le blé d'automne et sert à eurichir le sol.

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