Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France: depuis le Xllle siècle jusqu'à la fin du XVllle; précédés de notices pour caractériser chaque auteur des mémoires et son époque; suivis de l'analyse des documents histoiriques qui s'y rapportent

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Éditeur du Commentaire analytique du Code civil, 1837 - France
 

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Page 475 - Majesté , l'on voyoit dans leurs visages une telle gaîté, qu'il faut avouer n'être permis qu'à la nation française d'aller si librement à la mort pour le service de leur Roi , ou pour leur honneur , que l'on ne sauroit remarquer aucune différence entre celui qui la donne et celui qui la reçoit.
Page 359 - ... que, par une conduite pleine d'industrie inaccoutumée, on porta les huguenots à consentir à la paix de peur de celle d'Espagne, et les Espagnols à faire la paix de peur de celle des huguenots.
Page 93 - Cour, pour, avec le chancelier , les chambres assemblées , aviser sur les propositions qui seroient faites pour le service du Roi, le soulagement de ses sujets et le bien de son Etat.
Page 25 - ... été tenaillé en divers lieux de la ville , souffert les douleurs du plomb fondu et de l'huile bouillante jetés dans ses plaies , fut tiré vif à quatre chevaux , brûlé , et ses cendres jetées au vent. Lors la maladie de penser à la mort des rois étoit si pestilentielle , que plusieurs esprits furent , à l'égard du fils , touchés et saisis d'une fureur semblable à celle de Ravaillac au respect du père. Un enfant même de douze ans osa bien dire qu'il seroit assez hardi pour tuer...
Page 24 - ... cours d'une si glorieuse vie doivent bien donner à penser à tout le monde. Il est certain que l'histoire nous fait voir que la naissance et la mort des grands personnages est souvent marquée par des signes extraordinaires, par lesquels il semble que Dieu veuille, ou donner des avant-coureurs au monde de la grâce qu'il leur veut faire par la naissance de ceux qui les doivent aider extraordinairement, ou avertir les hommes qui doivent bientôt finir leur course d'avoir recours à sa miséricorde...
Page 34 - Henri-le-Grand , ayant avis que plusieurs de ces pauvres gens s'acheminoient en son royaume , qui est réputé par tout le monde l'asile des affligés , touché de compassion de leur misère, fit publier, au mois de février, une ordonnance qui obligeoit ses...
Page 285 - Le cardinal s'en défendit autant qu'il lui fut possible , pour plusieurs considérations et par plusieurs raisons. Il lui représenta qu'il avouoit que Dieu lui avoit donné quelques qualités et force d'esprit , mais avec tant de débilité de corps, que cette dernière qualité l'empêche de se pouvoir servir des autres dans le bruit et désordre du monde. Pour lui...
Page 40 - Bouillon , qui vouloit défaire ce qu'il avoit fait, fut vain, le parti contraire ayant tellement prévalu, qu'il fit résoudre tous les articles et demandes qu'il voulut , et députer ceux qu'il estimoit les plus séditieux et les plus éloignés du repos et de leur devoir. Les provinces avoient grande raison de ne croire . pas le duc de Bouillon , lors plus intéressé dans la cour qu'à leur cause ; mais ils ne devoient pas suivre les autres, qu'ils connoissoient préoccupés de passion pour avoir...
Page 11 - ... mais, soit que lors son ambition ne fût pas grande, soit qu'elle fût fondée en ce principe, qu'il sied bien aux femmes de faire les femmes, tandis que les hommes font les hommes comme ils doivent, elle ne suivit pas en cela son intention. Il la mène en tous ses voyages, et, contre la coutume des rois, ils ne font deux chambres pour avoir lieu d'être le jour séparément.
Page 70 - Vendôme à signer toutes les conditions que l'on désiroit de lui ; mais , pour les avoir signées, il ne se hâtoit néanmoins pas encore de les exécuter. • Tandis que la maison de Guise tenoit le haut du pavé, et que le mauvais gouvernement des autres princes la rendoit recommandable , elle reçut une grande perte en la mort du chevalier de Guise, qui arriva le premier jour de juin.

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