Autopsie d'un déni d'antisémitisme: autour du procès fait à Georges Bensoussan

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"Le 25 janvier 2017 s'ouvrait devant la justice de la République le procès d'un historien pour "délit de provocation à la discrimination, la haine, la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de l'appartenance à une religion déterminée". Qu'avait-il dit pour mériter cela ? Il avait évoqué, dans le feu d'un débat radiophonique, l'antisémitisme violent et banalisé, qui peut conduire au meurtre, véhiculé très tôt dans des familles de culture arabo-musulmane. Pour avoir osé dire cette réalité que l'actualité reflète avec toujours plus de dureté, il fut traîné devant les juges, calomnié, injurié. Derrière l'épreuve personnelle vécue par un intellectuel, c'est en fait le procès du réel qui eut lieu. Le déni du réel relatif à l'antisémitisme est ancien mais il prend aujourd'hui une forme inquiétante : la judiciarisation du débat d'idées. Et si la justice ne s'est pas laissée abuser et a prononcé la relaxe de Georges Bensoussan, ce procès, toutefois, en dit long sur les clivages français qui ont conduit certains idéologues à tenter d'instrumentaliser la justice pour décréter ce qu'il est convenu de penser et de dire, et quelle vérité il fallait taire. A l'instar d'autres procès intentés par les acteurs de l'islam politique, le procès contre Georges Bensoussan a illustré le mésusage de notre droit démocratique au nom d'un antiracisme dévoyé. Il a montré comment des propos peuvent être déformés et tronqués, pour accuser de racisme celui qui dit le réel. Ce procès avait pour objet, ni plus ni moins, que d'entretenir le déni de réalité sur l'antisémitisme d'origine arabo-musulmane, un déni dont les conséquences dépassent le sujet juif et concernent désormais l'identité démocratique de la France."--Page 4 of cover.

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