Mémoires d'Amérique

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Page 240 - On appelle établissement un canton où il ya plusieurs habitations peu éloignées les unes des autres , qui font une espèce de Village. Outre les concessionnaires et les habitai...
Page 141 - ... troupeau ; les Sauvages prirent la fuite , et passèrent la" rivière, partie à gué et partie à la nage : ils eurent à essuyer toute la fureur des ennemis jusqu'au moment qu'ils se retirèrent dans les bois qui sont de l'autre côté de la rivière ; ils s'y trouvèrent rassemblés au nombre de cent cinquante : de plus de deux mille coups de fusil qu'on tira sur eux , il n'y eut que trente personnes de tuées , y comprenant les femmes et les enfans, et quatorze blessés.
Page 99 - Je leur répondis que je n'étais point accoutumé à manger ainsi la viande, sans y joindre un peu de pain. Il faut te vaincre, me répliquèrent-ils; cela estil si difficile à un Patriarche qui sait prier parfaitement? Nous nous surmontons bien nous autres pour croire ce que nous ne voyons pas.
Page 306 - Pour les hommes , à la réserve de quelques petites chasses qu'ils font de temps en temps , ils mènent une vie parfaitement oisive ; ils causent en fumant la pipe , et c'est tout. En général , les Illinois sont fort paresseux et fort adonnés à l'eaude-vie , ce qui est cause du peu de fruit que nous faisons parmi eux. Nous avions autrefois des missionnaires dans les trois villages.
Page 140 - Sauvages qui l'environnaient, et qui exposaient leur vie pour conserver celle de leur Père, furent tués à ses côtés. La mort du pasteur consterna le troupeau : les Sauvages prirent la fuite, et passèrent la rivière, partie à gué et partie à la nage. Ils eurent à essuyer toute la fureur des ennemis, jusqu'au moment qu'ils se retirèrent dans les bois qui sont de l'autre côté de la rivière.
Page 245 - ... c'est-à-dire , un grand feu , que l'on étouffe ensuite avec des feuilles vertes; il faut se mettre dans le fort de la fumée , si l'on veut éviter la persécution : je ne sais lequel vaut mieux du remède ou du mal. Après dîné , on voudroit faire un petit sommeil au pied d'un arbre : absolument impossible : le temps du repos' se passe à lutter contre les maringouins.
Page 140 - Rasles, averti par les clameurs et le tumulte, du péril qui menaçait ses néophytes, sortit promptement de sa maison, et se présenta sans crainte aux ennemis. Il se promettait, ou de suspendre par sa présence leurs premiers efforts, ou du moins d'attirer sur lui seul leur attention, et aux dépens de sa vie de procurer le salut de son troupeau. Aussitôt qu'ils l'aperçurent, il s'éleva un cri général qui fut suivi d'une grêle de mousqueterie qu'on fit pleuvoir sur lui.
Page 129 - Port-Royal, qui est dans mon voisinage, avec toutes les terres adjacentes : il te donnera tout ce qu'il voudra ; pour moi j'ai ma terre que le Grand Génie m'a donnée pour vivre : tant qu'il y aura un enfant de ma nation, il combattra pour la conserver.
Page 204 - ... arrêté par quelques Sauvages qui se trouvèrent présens. Je ne vous dis pas combien de fois j'ai reçu de leur part de pareilles insultes , ni combien de fois j'aurois expiré sous leurs coups , sans une protection particulière de Dieu, qui m'a préservé de leur fureur.
Page 210 - A mesure que nous l'instruisions , il enseignoit à ses enfans ce qu'il avoit retenu de nos instructions , et toute cette famille fut bientôt disposée à recevoir le baptême. Un de ses enfans , tout aveugle qu'il étoit , nous charma par les grands sentimens de piété que nous découvrîmes en lui. Dans les cruelles maladies dont il fut long-temps affligé , sa prière étoit continuelle , et il est mort depuis quelques années -dans une grande innocence.

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