Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, Volume 1905

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Popular passages

Page 48 - Conçus entre deux batailles, élevés dans les collèges au roulement des tambours, des milliers d'enfants se regardaient entre eux d'un œil sombre, en essayant leurs muscles chétifs. De temps en temps leurs pères ensanglantés apparaissaient, les soulevaient sur leurs poitrines chamarrées d'or, puis les posaient à terre et remontaient à cheval. Un seul homme était en vie alors en Europe; le reste des êtres tâchait de se remplir les poumons de l'air qu'il avait respiré. Chaque année,...
Page 350 - Aisne. Société académique des sciences, arts, belles-lettres, agriculture et industrie de Saint-Quentin 1862 Société historique et archéologique de Château-Thierry. 1898 Allier. Société des sciences médicales...
Page 48 - C'était l'air de ce ciel sans tache, où brillait tant de gloire, où resplendissait tant d'acier, que les enfants respiraient alors. Ils savaient bien qu'ils étaient destinés aux hécatombes; mais ils croyaient...
Page 48 - Jamais il n'y eut tant de nuits sans sommeil que du temps de cet homme ; jamais on ne vit se pencher sur les remparts des villes un tel peuple de mères désolées ; jamais il n'y eut un tel silence autour de ceux qui parlaient de mort. Et pourtant 10 jamais il n'y eut tant de joie, tant de vie, tant de fanfares guerrières, dans tous les cœurs.
Page 318 - Chose admirable ! la religion chrétienne, qui ne semble avoir d'objet que la félicité de l'autre vie, fait encore notre bonheur dans celle-ci.
Page 350 - Comité des travaux historiques et scientifiques près le Ministère de l'Instruction publique (cinq exemplaires des Mémoires) 185G Ain.
Page 71 - Wurtemberg est un honnête homme, Dieu merci ; il n'est pas roi, et je pense qu'il croit en Dieu, quoiqu'il n'ait jamais voulu baiser la mule du pape.
Page 21 - Durant dix mois entiers nous dérobe une plante Dont la tige s'allonge en la saison d'amour , Monte au-dessus des flots et brille aux yeux du jour. Les mâles, jusqu'alors dans le fond immobiles , De leurs liens trop courts brisent...
Page 21 - De leurs liens trop courts brisent les nœuds débiles, Voguent vers leur amante, et libres dans leurs feux, Lui forment sur le fleuve un cortège nombreux.

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