Les machabeés canadiens

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Imprimé par Cérat et Bourguignon, 1859 - 28 pages
 

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Page 18 - Ce fut un singulier spectacle que de voir quatre cents guerriers acharnés autour d'un vieillard décrépit auquel, a ibrce de tournions, ils ne purent arracher un soupir,et qui apostropha ainsi celui qui lui donna le dernier coup :" Tu aurais bien dû ne pas abréger mes jours, tu aurais eu plus de temps pour apprendre à mourir en homme.
Page 19 - Ces huit frères, que l'on peut appeler huit héros, avaient nom : Le Moyne d'Iberville, Le Moyne de Sainte-Hélène, Le Moyne de Maricourt, Le Moyne de Longueil, Le Moyne de Sérigny, Le Moyne de Châteauguay, et les deux Le Moyne de Bienville.
Page 27 - Mon esprit se reportant dans le passé, se plaisait .à se rappeler les hauts faits et les travaux inouïs de ces intrépides Canadiens, qui, tandis que ce vaste continent était encore presque entièrement inconnu, le parcouraient cependant dans toutes les directions et sur une étendue de plus de 1,800 lieues, apprenaient à des milliers de peuplades sauvages à connaître et à respecter avant tous les autres le nom français.
Page 15 - Vous auriez assurément été surpris, Monseigneur, de voir l'éloquence et la finesse avec laquelle tous les députés me parlèrent, et si je n'avais peur de passer pour ridicule auprès de vous, je vous dirais qu'ils me firent en quelque sorte souvenir des manières du sénat de Venise, quoique leurs peaux et leurs couvertures soient bien différentes des robes des procureurs de Saint-Marc".
Page 17 - Nous vînmes cabaner, dit le Père Lejeune sur un fort beau lac, en ayant passé un autre plus petit en notre chemin. Mon hôte me consolait ici, me voyant fort faible et fort abattu : Ne t'attriste point, me disait.il ; si tu t'attristes, tu seras encore plus malade ; si ta maladie augmente, tu mourras. Considère que voici un beau pays, aime-le ; si tu l'aimes, tu t'y plairas ; si tu t'y plais, tu te réjouiras : si tu te réjouis, tu guériras. Je prenais plaisir d'entendre ce pauvre Sauvage.
Page 16 - Clio vint, l'autre jour, se plaindre au dieu des vers Qu'en certain lieu de l'univers On traitait d'auteurs froids , de poètes stériles , Les Homères et les Virgiles. Cela ne saurait être ; on s'est moqué de vous , Reprit Apollon en courroux. Où peut-on avoir dit une telle infamie? Est-ce chez les Hurons , chez les Topinambous ? — C'est à Paris.
Page 24 - C'est une chose admirable, dit Bacqueville de La Potherie,quc cent vingt Canadiens se soient rendus maîtres d'une si grande étendue de pays dans la saison la plus cruelle que l'on puisse imaginer. Le froid, la pluie, la neige, la faim et la soif devaient être autant d'obstacles.
Page 13 - Francoises, firent vn voyage de plus de cinq cents lieues, sous la conduite de ces Argonautes, portés, non dans de grands Gallions, ou dans de grandes Rambergues, mais dans de petites Gondoles d'écorce.
Page 9 - Une bataille est une action dramatique qui a son commencement, son milieu et sa fin. L'ordre de bataille que prennent les deux armées, les premiers mouvements pour en venir aux mains, sont l'exposition ; les contre-mouvements que fait l'armée attaquée , forment le nœud , ce qui oblige à de nouvelles dispositions et amène la crise d'où naît le résultat ou dénouement.
Page 13 - C'tmrm la trempe de son cœur pour comprendre ce dont il était capable. A l'exemple des naturels, il était aussi plus impatient du frein que le Français. Il faut qu'un Canadien soit convaincu de la valeur de son capitaine/ pour qu'il lui obéisse, dit encore l'auteur précité, qui nous connaissait intimement. Quand on parle de nos guerriers d'autrefois, il faut donc les rapprocher tant soit peu de l'enfant de la nature. C'est peut être pour cela que Frédéric le Grand, dans les Mémoires de...

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