Revue rétrospective, ou Bibliothèque historique [ed. by J.A. Taschereau].

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Jules Antoine Taschereau
1837
 

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Popular passages

Page 218 - Il y avait dessous une tasse dans laquelle il y avait une mèche; cette tasse était suspendue au niât par une chaîne; le haut était attaché avec des cordes dont les bouts étaient tenus par différentes personnes dans des maisons de la place d'Ezbèkié. A quatre heures on alluma la mèche, la fumée entra dans la toile et la gonfla ; elle devint comme une coupole. La fumée voulant s'élever plus haut et n'ayant pas d'issue, souleva la toile qui s'arrondit comme une balle et s'éleva ; on coupa...
Page 341 - ... etc. ; les gens d'un rang inférieur se firent âniers, et encombraient les rues surtout dans le voisinage des Français. Ces derniers aimaient beaucoup la monture des ânes et payaient généreusement ; ils se réunissaient et faisaient des courses en chantant et en riant. Ils dépensaient beaucoup pour le louage des ânes, pour les fruits et pour le vin. Mon ami le cheikh Hassan , épicier, a fait à ce sujet ces deux vers : « Les Français perdent leur argent dans notre I « Egypte entre...
Page 39 - Gênes; l'année suivante, il conduisit en Allemagne un corps d'armée au secours du roi de Hongrie et prit une part glorieuse à la bataille de Nordlingue. Ce fut après la victoire, que les Impériaux, aidés des Espagnols, remportèrent en cette circonstance sur Bernard de Saxe-Weimar, que Ferdinand d'Autriche...
Page 175 - ... purent trouver de montures, et allèrent à pied comme des esclaves. Pendant toute la nuit, beaucoup de monde sortit du Caire : les uns avec leur famille , les autres tout seuls; dans cette confusion , on oubliait son père, son frère, et ses amis. Les uns prirent la route de la province de Saïd ; d'autres se dirigèrent vers l'orient. Il ne resta au Caire que ceux qui ne pouvaient marcher ou qui n'avaient pas les moyens de fuire; ils avaient la mort sous les yeux, se confièrent à la garde...
Page 364 - Juuot, avec trois cents hommes , en a battu quatre mille, la plupart de cavalerie; il leur a tué six cents hommes et enlevé cinq drapeaux. Ce fait extraordinaire de quatre mille hommes vaincus par trois cents prouve bien que Dieu dispose à son gré de la victoire, et que ce n'est pas le nombre des combattans qui en décide. » « Tel est le contenu de la lettre du général en chef « Bonaparte à son lieutenant à Damielte. Le gouver...
Page 167 - ... gardés à bord. A l'entrée de la nuit , des bâtimens s'étaient approchés, du côté d'El-Eudjina, y avaient débarqué des soldats et des machines de guerre à l'insu des habitans d'Alexandrie. Ceux-ci, dès qu'il fut jour, virent avec étonnement une armée de Français, semblables à des \ sauterelles couvrant tout le pays. ; Les habitans d'Alexandrie et le kiachef de Baïra, à la tête des Arabes, voulurent opposer de la résistance; ce fut en vain. Le kiachef se sauva dans le désert,...
Page 346 - Syrie, il ne \ousserafait aucun mal, restez chez vous « sans crainte ; engagez ceux qui se sont sauvés à ren« trer dans leurs foyers : personne ne sera inquiété, et « nous respecterons vos propriétés. Que les cadis con« tinuent leurs fonctions et que le peuple ne cesse pas de « professer la religion musulmane et de faire ses prières « dans les mosquées. Personne ne sera inquiété dans sa « croyance ou pour ses richesses. Tous les biens vienc nent de Dieu , il accorde la victoire à...
Page 10 - M. l'Ambassadeur invita M. le Baile de Venise à disner. Après l'avoir traitté fort magnifiquement, il luy donna le divertissement de la comédie françoise qui fut jouée par ses gens sur un fort beau théâtre dont son Excellence avoit fait la despense. Ils avoient choisy le Dépit amoureux et le Cocu Imaginaire, toutes deux pièces de Molière ; l'une et l'autre furent représentées, outre la pompe, la propreté et la richesse des habits, avec un si grand succès pour bien réussir, que non...
Page 325 - Considérant que ladite tolérance de porter lesdites arquebuses, arbalestes et autres armes aux dessus dits non nobles, les rend enfin faynéans, vagabonds et inutiles, et en advient ordinairement de grands meurtres, assassinats et inconvénients.
Page 356 - Tel élait le contenu de la seconde affiche : Le gouverneur ordonne au divan de faire connaître aux Égyptiens les mesures suivantes, et de menacer de punitions sévères ceux qui ne s'y soumettraient pas. Tout tavernier, tout aubergiste, propriétaire de khan ou de maison qui reçoit un voyageur, doit en informer le gouverneur dans les vingl-quatre heures. Il doit déclarer d'où vient ce voyageur, le motif de sa venue, sa nationalité, combien de temps il doit séjournev et où il doit aller.

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