ENCRES DE DISPERSIONLe roman suit le parcours d’une instabilité : celle des personnages qui en ménagent les conventions et la soutiennent en y jouant leur destin. Le jeu n’en est pas gratuit, promettant de recréer une aire de vie et de parole passant par les cataclysmes qui en sont les déclencheurs. Auteurs à leur manière de récits laissés à jouer sur la trace des nuits vagabondes, les itinérants y côtoient politiciens, architectes, voleurs de grand chemin, peintres et amuseurs publics de mèche dans leurs escapades avec les employés de bar, les rappeurs et les débauchés. On y écrit en hachures sur un arrière-fond de conflits, de rencontres éperdues avant de retourner à l’oubli avec l’espace dans lequel on s’est vu grandir ; un espace qu’on aura pourtant habité et dont la Médée des Adirondacks qui en parcourt les méandres semble être la seule survivante. Épopée urbaine, ENCRES DE DISPERSION étire la frontière dans un aller-retour des Appalaches aux Caraïbes sur les traces réinventées d’anciens chemins migratoires. La vision s’effondre sur l’exil et des générations de mémoire perdue. |

