- 11 -' données à une même divinité ne doivent pas nous surprendre , car les divinités phéniciennes et syriennes eurent souvent, dans les mêmes temples , des figures et des attributs différents (1).
Sur une médaille de l'empereur Pbilippe, le simulacre dela Diane de Perga est surmonté du modius (a) , symbole connu de la fécondité, qui lui est commun avec la grande déesse de la nature adorée à Ephèse.
Les sphinx qui l'accompagnent quelquefois (3) seraient-ils destinés à indiquer que cette Artémis n'est autre qu'Isis, et à rappeler ainsi le lien qui unit les religions de l'Egypte et celles de l'Asie? ou bien ne figurent-ils là que comme gardiens du temple?
Lorsqu'à la place des sphinx on voit deux colombes (14), ce symbole est plus significatif, puisqu'il nous ramène naturellement à la Vénus-Astarté de Syrie, de Phénicie et de Cypre. _ L'aigle qui est sur le fronton, ainsi que le soleil et la lune placés à côté de l'effigie de la déesse, sont les seuls symboles accessoires ‘qu'on remarque sur la médaille de Tacite qui fait le sujet de cette dissertation. Ils ont évidemment trait au culte de la lumière , et c'est pour en tenir lieu que les habitants de Perga , lorsqu'ils représentaient leur Artémis sous une forme humaine, mettaient presque toujours un flambeau dans ses mains
Le règne de Tacite n'est séparé de celui de Macrin que par un intervalle de cinquante-sept années, et néanmoins , en com
parant, sous le rapport de l art, les médailles de ces deux