Le duc d'Angoulême, Dauphin, comte de Marnes, fils aîné du roi de France, Charles X: notice sur son exil, son caractère, sa mort et ses funérailles; suivie des actes et procès-verbaux relatifs à son décès (Google eBook)

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Dentu, 1845
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Page 67 - Ipse enim est fax 30 nostra. Paix inébranlable du côté du prochain : car, soumis que je suis, et obéissant à la loi de mon Dieu, il n'ya plus rien en moi de tout ce qui altère la paix parmi les hommes ; c'est-àdire, il n'ya plus en moi de ces...
Page 5 - Je ne reverrai pas la France, je finirai mes jours près de la tombe de mon père. Ce n'est pas de ce jour, ce n'est pas des derniers événements de 1830 que date ma pensée de placer l'avenir de ma famille sur la tête d'Henri. J'avais déjà réfléchi aux préventions qui s'élevaient contre moi. Je les trouvais injustes ; mais je pensais qu'elles m'empêcheraient de remplir utilement mes devoirs. Dès lors, il me sembla préférable, dans l'intérêt de la France, que la couronne passât sur...
Page 58 - Désormais, vous n'avez plus besoin de guides; mes devoirs sont accomplis. Je désire que Dieu appelle mon âme à lui dans sa miséricorde. Je crains quelquefois de ne pas rester assez patient dans la souffrance...
Page 4 - Étranger, par son âge, à toutes les luttes, à toutes les convulsions, à tous les antagonismes qui, depuis cinquante ans, n'ont cessé d'agiter la France, jusqu'ici sa jeunesse l'a mis à l'abri de toute prévention. Chef de ma famille, je pourrai lui servir d'égide contre toutes les exigences, contre tous les mécontentements. Que tout blâme retombe sur moi ; ma carrière est finie, l'avenir est ouvert à sa jeunesse. Il doit rester pur de tout reproche. Si la Providence jette sur nous un...
Page 51 - J'ai déjà prévenu ma femme, en lui demandant de ne concevoir aucun trouble. J'ai pour principe qu'il faut se préparer d'avance. D'ailleurs, pour elle comme pour moi, en toutes choses, la volonté de Dieu, vers qui tendent nos vœux et nos espérances... On va arriver; j'ai envoyé prévenir le vicaire de service, et lui demander de me donner le Saint-Viatique et l'ExtrêmeOnction.
Page 3 - Si j'étais seul, leur dit-il, je considérerais mon rôle en ce monde comme entièrement terminé, et, séparé de toute sollicitude pour les intérêts passagers d'une existence éphémère, je me préparerais dans la solitude à l'éternité qui va bientôt commencer pour moi; mais je dois mon affection et mes soins à celle que Dieu m'a unie dans sa miséricorde comme la compensation de tous mes malheurs, aux enfants que mon infortuné frère me recommanda sur son lit de mort. Mon devoir essentiel...
Page 82 - Je crois que je suis bien mal ac» tuellement, j'ai de la peine à lire » une lettre que je viens de recevoir. » Dans quelques instants je tâcherai » de parcourir les journaux ; en at» tendant, lisez-les, et dites-moi des
Page 6 - Ma conduite m'était tracée par cette conviction [...]. Aussi ne dus-je pas hésiter à donner mon assentiment et ma signature à l'acte par lequel le Roi mon père avait déclaré que la couronne passait sur le jeune front d'Henri.
Page 85 - Ses traits, d'un calme parfait, scmbloient respirer un bonheur céleste On eût dit que l'âme avoit été saisie d'une joie ineffable au moment où elle alloit se dégager des organes matériels , et qu'en s'envolant dans le sein de Dieu, elle les avoit laissés empreints d'un immortel sourire. Nous fûmes tous frappés...
Page 57 - Vous savez combien je vous aime, combien j 'ai désiré que vous fussiez bons et purs. Dieu m'a exaucé dans le plus ardent de mes vœux. Le bonheur dépend ici-bas de sa Providence ; il le distribue à qui il lui plaît, il vous protégera ; déjà il vous a accordé l'intelligence, la raison et l'amour du bien.

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